Un jour un jeûneur: Emma Doude van Troostwijk, étudiante en théâtre et philosophie

Un jour un jeûneur: Emma Doude van Troostwijk, étudiante en théâtre et philosophie

Jusqu’au 2 décembre, nous partagerons avec vous des mini-interviews de jeûneurs, qui permettront de mettre des visages sur les jeûneurs, de découvrir pourquoi ils jeûnent, comment et quelle interpellation leur jeûne porte !

Quelle(s) conviction(s) vous ont engagé(e) à participer à ce jeûne pour le climat ?

“C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat.” Sénèque déjà, évoquait dans ses Lettres à Lucilius la nécessité de changer d’âme, de manière de faire, d’agir et de penser le monde. C’est ma conviction intime et profonde. Ce n’est pas le monde en soi qu’il faut changer, ce sont nos manières d’agir sur ce monde. Il ne faut jamais oublier qu’avant d’être « maîtres et possesseurs de la nature » nous vivons en son sein, nous en sommes les enfants. C’est, j’en suis convaincue tout un rapport au climat et à la nature qu’il faut changer.

Comment voulez-vous donner forme à votre jeûne pour le climat ?

Je souhaite donner la forme à mon jeûne pour le climat par un retour à l’essentiel. Etant végétarienne, ce n’est pas par la nourriture que je souhaite agir mais par l’absence durant de tout ce qui est superflu, entre autres internet. Me recentrer, me faire du bien pour faire du bien à la Terre ou bien faire du bien à la Terre pour me faire du bien. C’est cette dualité entre prendre soin du singulier et de l’universel que je souhaite tenir pour fil rouge durant ce jeûne.

Parler du climat signifie parler de toutes les grandes questions qui secouent notre humanité. Quel thème vous tient particulièrement à cœur et pourquoi ? Par exemple : climat et migration, climat et biodiversité, climat et paix, climat et justice sociale, etc.

La problématique du climat permet de soulever d’innombrables problématiques annexes mais non moins signifiantes. Je ne crois pas qu’il y ait une thématique qui me tienne plus à cœur qu’une autre. Toutes les grandes questions qui secouent notre humanité la secouent et c’est justement parce qu’elles secouent qu’il faut s’y intéresser, s’y plonger sans en omettre aucune. Ce qui me tient à cœur c’est l’humanité et tout ce qui l’entoure, dans toute sa diversité de questionnements.

Quelle question ou interpellation souhaitez-vous adresser à nos dirigeants politiques lors de la COP24 ?

A l’instar du modèle de l’œuf et de la poule, qui à votre avis a été le premier : l’homme ou la nature ?

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