Un jour un jeûneur: Gérard Siegwalt, professeur émérite de théologie

Un jour un jeûneur: Gérard Siegwalt, professeur émérite de théologie

Jusqu’au 2 décembre, nous partagerons avec vous des mini-interviews de jeûneurs, qui permettront de mettre des visages sur les jeûneurs, de découvrir pourquoi ils jeûnent, comment et quelle interpellation leur jeûne porte !

Quelle(s) conviction(s) vous ont engagé(e) à participer à ce jeûne pour le climat ?

Le  jeûne représente, dans ce débat autour du climat, la conscience morale de l’humanité et de la terre de demain. Notre honneur, notre dignité, c’est à la fois notre humble humanité (à l’image de celle d’un/e chacun/e d’entre nous), et en même temps la grandeur de la cause : la sauvegarde de la création comme bien commun de toute l’humanité. Le jeûne comme combat spirituel, c’est quelque chose de fort ! Le jeûne est l’occasion d’un éveil de la conscience et un apport à la conscientisation et la responsabilisation de la société plus vaste.

Comment voulez-vous donner forme à votre jeûne pour le climat ?

Même si je vais sans doute sauter tel repas (à mon âge, un jeûne conséquent de plusieurs jours est contre-indiqué), je vais surtout essayer de continuer à cultiver lucidité et vigilance, et l’esprit de discernement. La prière et l’étude y auront leur bonne part.

Parler du climat signifie parler de toutes les grandes questions qui secouent notre humanité. Quel thème vous tient particulièrement à cœur et pourquoi ? Par exemple : climat et migration, climat et biodiversité, climat et paix, climat et justice sociale, etc.

Nous nous trouvons, en tant que civilisation, à un carrefour. Tous les indicateurs le disent : si notre civilisation continue à tenir les rênes du monde, les catastrophes écologique et climatique actuelles ne sont que les prémices d’une catastrophe globale inéluctable. Cette civilisation s’inscrit indéniablement dans une logique d’un progrès particulier à payer au prix d’une menace pour nous-mêmes, aussi pour nos propres enfants et nos propres petits-enfants, et pour la création/la nature touchée encore plus dans ses équilibres fondamentaux et encore plus acculée à ses extrémités.

Quelle question ou interpellation souhaitez-vous adresser à nos dirigeants politiques lors de la COP24 ?

Je vous appelle – et cet appel vaut personnellement pour chacun/e d’entre vous – à aller dans le désert, où seul se trouve la source – quotidiennement jaillissante – de la vérité, de la justice, de la liberté, du courage, de l’espérance, de la fraternité. Mettez votre engagement à vous à l’épreuve du désert et de la source qui y jaillit !

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