Un jour un jeûneur: Jacques Verseils, berger en Cévennes

Un jour un jeûneur: Jacques Verseils, berger en Cévennes

Jusqu’au 2 décembre, nous partagerons avec vous des mini-interviews de jeûneurs, qui permettront de mettre des visages sur les jeûneurs, de découvrir pourquoi ils jeûnent, comment et quelle interpellation leur jeûne porte !

Quelle(s) conviction(s) vous ont engagé(e) à participer à ce jeûne pour le climat ?

Une situation privilégiée en tant que berger en Cévennes au contact direct d’une nature à la fois humanisée et sauvage

Une sensibilité due à mon éducation et mon engagement protestants

Une expérience personnelle de luttes

La sollicitation d’une amie

M’ont certainement poussé à m’engager en faveur de ce jeûne que je vois comme un nouveau et important signal d’alerte.

Comment voulez-vous donner forme à votre jeûne pour le climat ?

Marqué par le texte d’Esaïe  (Chapitre 58, verset 6 et suivants) qui préconise une forme active du jeûne, le dimanche 2 décembre sera certainement pour moi l’occasion de jeûner et de verser le prix du repas ainsi économisé à une association de défense de la nature.

Puis je m’offrirai un coup de jeune (j’ai 67 ans) en allant prêter main forte à des militants qui se trouvent directement au contact  sur les lieux de  lutte

Parler du climat signifie parler de toutes les grandes questions qui secouent notre humanité. Quel thème vous tient particulièrement à cœur et pourquoi ? Par exemple : climat et migration, climat et biodiversité, climat et paix, climat et justice sociale, etc.

Qu’il s’agisse de la défense de la biodiversité, de la protection de l’environnement, du soutien aux populations menacées, de la lutte pour la justice sociale… tout cela ne peut pas se dissocier. Les dysfonctionnements sont le plus souvent le résultat de l’organisation de nos sociétés (industrielles).

Chacun, ensuite, suivant son Histoire, sa sensibilité, ses compétences, ses opportunités choisit sa manière d’agir, dans le cadre d’une revendication générale.

Quelle question ou interpellation souhaitez-vous adresser à nos dirigeants politiques lors de la COP24 ?

Je n’ai, personnellement, aucun message à transmettre aux dirigeants politiques. Persuadé qu’ils ne sont que les champions du monde des belles déclarations. Et les français ne sont pas mauvais sur ce terrain.

Ils restent seulement capables  d’annoncer fièrement, « après d’âpres discussions »   quelques « mesurettes » confirmant du même coup la poursuite de la même politique.

C’est à nous tous que j’adresse un message (car nous sommes aussi responsables) pour changer nos  comportements en vue de plus de solidarité tout en rappelant (suivant les mots de François Roux) que nous avons « le droit, mais aussi le devoir de se révolter ».

Partager :