Un jour un jeûneur: Philippe Kientz, Biologiste médical retraité, aventurier de la spiritualité

Un jour un jeûneur: Philippe Kientz, Biologiste médical retraité, aventurier de la spiritualité

Jusqu’au 2 décembre, nous partagerons avec vous des mini-interviews de jeûneurs, qui permettront de mettre des visages sur les jeûneurs, de découvrir pourquoi ils jeûnent, comment et quelle interpellation leur jeûne porte !

Quelle(s) conviction(s) vous ont engagé(e) à participer à ce jeûne pour le climat ?

Jeûner de nourriture: c’est redécouvrir le goût d’une pomme.

Jeûner  d’activisme : c’est redécouvrir l’être au-delà du faire

Jeûner de mots : c’est redécouvrir le silence qui conduit à son cœur profond, lieu de rencontre de tous aux sources de la Vie.

Comment voulez-vous donner forme à votre jeûne pour le climat ?

2 jours sans viande à vivre comme un sas de décompression alimentaire.

3 jours de bol de riz complet, bouillon de légumes, jus de fruits.

Chaque jour, une marche méditative dans la nature.

Parler du climat signifie parler de toutes les grandes questions qui secouent notre humanité. Quel thème vous tient particulièrement à cœur et pourquoi ? Par exemple : climat et migration, climat et biodiversité, climat et paix, climat et justice sociale, etc.

Le mot climat peut se décliner de plusieurs manières :

Climat en géophysique et microclimats en biologie…

Climat politique, social, relationnel…

Climat intérieur psycho-spirituel….

Les dérèglements géophysique, biologiques, politiques, sociaux, relationnel… n’ont-ils pas tous pour origine une détérioration du climat intérieur, faite de convoitise et d’avidité pour toutes les richesses de la planète jusqu’à épuisement du stock ?

Alors, n’est-ce pas le moment favorable, le « kairos », pour tenter une mutation intérieure, un changement de vision du monde, comme une écologie intégrale à concrétiser dans tous ces champs climatologiques ?

Une mutation capable de dépasser idéologies, conditionnements et addictions de toutes sortes par l’acquisition d’une plus grande liberté intérieure. N’est-ce pas cette soif de changement qui pousse vers toutes ces démarches spirituelles en vogue : méditation, chemin de St Jacques de Compostelle, yoga …..

Une voie à explorer ?

Quelle question ou interpellation souhaitez-vous adresser à nos dirigeants politiques lors de la COP24 ?

Toutes les questions techniques ne sont-elles pas déjà posées ?

Toutes les réponses ne sont-elles pas déjà trouvées ou en gestation ?

A quoi bon encore réfléchir si c’est pour ne rien faire ?

Une double question tout de même :

Où puiser le courage et la volonté d’incarner ces réponses ?

Où trouver des femmes et des hommes prêts à les mettre en œuvre ?

Mais aussi une suggestion :

Pourquoi ne pas inviter les acteurs de la COP 24 à entrer dans une expérience personnelle de sobriété à inclure dans ce sommet, sous forme de jeûne méditation marche ?

Initiative plus que symbolique, un acte concret, en complément d’une réflexion théorique voire technocratique, un témoignage comme un acte fondateur, un engagement comme une première pierre posée par un groupe de réflexion qui se disperse ensuite en diaspora.

Utopique probablement ?

Est-ce une raison pour ne pas essayer ?

Effet papillon ?

Qui sait …….

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